Moniales Dominicaines de Dax
Contemplata aliis tradere

Histoire du monastère de Dax

D’abord, les Clarisses

Dès le XIII° siècle, Dax reçoit les nouveaux ordres mendiants : les Frères mineurs et les Frères prêcheurs fondés par saint François d’Assise et saint Dominique. Les premiers ne tardèrent pas à créer un monastère de Clarisses, dont l’existence est assurée dès avant 1283 près des remparts de la ville.

Le document le plus ancien de ce monastère est une charte du roi d’Angleterre, Édouard 1er, qui date de 1283. Mais en 1523, ce monastère qui est mal placé est détruit pour fortifier la ville dans le but de la défendre contre les Espagnols. Il est reconstruit à l’écart de la ville au lieu du tombeau de saint Vincent de Xaintes, premier évêque et martyr à Dax. Dès le XVII°, un pensionnat de jeunes filles est annexé au monastère. La vie religieuse se poursuit sans interruption jusqu’à la Révolution qui disperse les sœurs le 2 octobre 1792. En 1793, les bâtiments sont utilisés à des fins non religieuses.

Les Dominicaines arrivent

Sous l’impulsion de M. de Pontonx, curé de la paroisse voisine, Saint-Vincent-de-Xaintes, une nouvelle communauté religieuse va reprendre la longue tradition interrompue. Cet abbé va reconstituer l’ancienne propriété des Clarisses. Ainsi le 16 décembre 1863, arrive en gare de Dax un groupe de Dominicaines venant du monastère de Nay, petit village pyrénéen abritant le seul monastère dominicain qui put se rétablir très vite après la Révolution.

Un nouveau monastère de Dominicaines vient de naître. Il est mis sous le patronage de saint Joseph. Ce foyer de vie contemplative va se développer avec l’approbation et le soutien de l’évêque du diocèse, Monseigneur Épivent. Au 4 août suivant, ancienne fête de saint Dominique, il présidera les trois premières prises d’habit. Le 18 septembre 1865, on accueille le Père Jandel, Maitre général de l’Ordre dominicain ; il reçoit les voeux de deux novices.

Dès leur arrivée, les moniales dominicaines ont dû réédifier une partie des bâtiments. Vers la fin du siècle, une prieure entreprit une reconstruction presque totale, et en 1930 et 1936, on construisit aumônerie et hôtellerie.


Le 4 septembre 1995, démarrent des travaux de rénovation totale du monastère en vue d’accueillir une nouvelle communauté.

Fondation à Saint Denis, Ile de la Réunion

Monastère des Dominicaines à Saint Denis

Dès ses débuts, le monastère des Dominicaines a eu un grand rayonnement. Il a contribué en 1864, à la fondation du monastère de Chinon (Indre et Loire) en formant une soeur qui s’y destinait et en envoyant une de ses propres fondatrices. Celle-ci fondera à son tour le monastère d’Oullins (Rhône) en 1868. En 1964, le monastère d’Oullins est transféré à Chalais en Isère, et le monastère de Chinon va fusionner avec celui de Chalais en 1966. En 1939, deux sœurs portugaises de Dax repartent dans leur pays pour y fonder un nouveau monastère, mais la fondation n’a pas duré.

En 1958, l’ancienne prieure part avec plusieurs sœurs fonder un monastère dans l’Océan Indien à l’Ile de la Réunion, dans la ville de Saint Denis. Ce monastère a été érigé canoniquement en 1964. Il comprend aujourd’hui une vingtaine de sœurs.

Naissance d’une nouvelle communauté à Dax en 1996

Une nouvelle communauté voit le jour. Elle est le fruit de l’union de 4 monastères :

– Dax

– Clairefontaine en région parisienne,

– Saint-Martin-de-Hinx

– Pellevoisin


Le 20 avril 1996, les trois premières communautés se sont rassemblées. Elles sont rejointes par celle de Pellevoisin en 1998, puis au fil des années, par des sœurs originaires d’autres monastères.

Aujourd’hui, la nouvelle communauté compte entre 20 et 25 sœurs originaires de plusieurs régions françaises, de nationalités, cultures et âges variés.

Les monastères de St Martin de Hinx, Clairefontaine et Pellevoisin