Moniales Dominicaines de Dax
Contemplata aliis tradere

Histoire des moniales dominicaines

Dès avant la naissance officielle de l’Ordre des Prêcheurs, saint Dominique fonde en 1206-1207, un monastère de femmes à Prouilhe, près de Carcassonne. Il nomme cette communauté la « Sainte Prédication de Jésus Christ ». Une dizaine d’années plus tard, l’Ordre des Frères prêcheurs, connu aussi sous le nom d’Ordre des Dominicains, naît officiellement du rassemblement des nombreux frères qui ont suivi saint Dominique dans son œuvre de prédication, par la bulle de confirmation du pape Honorius III, le 22 décembre 1216.

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Le premier groupe de moniales dominicaines est formé de 9 femmes cathares converties. C’est dire qu’elles ont dû forger elles-mêmes leur enracinement monastique, avec l’aide de saint Dominique, lui-même, chanoine régulier, imprégné des écrits de Cassien.

Vision du Bienheureux Guala au moment de la mort de Saint Dominique

Nous ne possédons pas les Constitutions des soeurs de Prouilhe. Mais la Règle de Saint Sixte, monastère romain rassemblé par saint Dominique, montre que les soeurs sont vraiment partie prenante du projet apostolique de celui-ci.

Comme aux frères, saint Dominique donne à ses sœurs la Règle de saint Augustin qui façonne un style de vie fraternel orienté vers le salut de tous les hommes. Le choix de la règle donne un type original d’insertion ecclésiale en référence aux Actes des Apôtres avec les accents sur la prière, l’enseignement, le partage, la mission commune et l’amour fraternel.

Après la première expansion à Rome, Madrid et Bologne, les monastères dominicains ont essaimé en Europe, puis dans le monde. En France ils ont connu trois grands moments dans l’histoire de leur développement :

  • Le premier, le plus important, est lié aux courants spirituels des XIVème et XVème dans la vallée du Rhin (Unterlinden et Constance), animé et soutenu en partie par des Frères prêcheurs (Eckart, Tauler, Suso).
  • Le second au XVII° siècle, avec l’impulsion donnée par les monastères de Sainte Praxède en Avignon et de Sainte Catherine de Sienne à Toulouse, qui soutiennent la fondation d’une vingtaine de monastères. Dans l’un et l’autre cas, on note l’influence décisive du frère Sébastien Michaelis, promoteur d’un mouvement de renouveau dominicain en France.
  • Enfin le renouveau de la vie monastique consécutif à la restauration de l’Ordre en France par Lacordaire.

Quelques monastères ne connurent pas d’interruption pendant la Révolution.

En Italie, on pourra noter également l’influence stimulante sur certains monastères, de la spiritualité de sainte Catherine de Sienne et de Savonarole.